Kasaï Central : à deux mois d’expiration de son mandat, la Commission vérité, justice et réconciliation, sollicite une prolongation pour entamer la phase opérationnelle

Les commissaires de la commission provinciale vérité, justice et réconciliation CPVJR, ont échangé ce lundi 17 juin 2024 avec le Président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central à Kananga.

Au menu, solliciter du numero1 de l’Organe délibérant, la prolongation du mandat de la CPVJR qui est un établissement public en charge de rechercher la vérité, la justice et, de réconcilier les victimes du phénomène Kamuina Nsapu.

Devant la presse, Mgr Loko Fuamba, président de la CPVJR, a indiqué que sa structure qui dispose des documents et outils de travail validés, a dû attendre quelques mois après l’installation des commissaires pour avoir un siège rénové.

’Dès lors, la commission a commencé à travailler et notre mandat était de 3 ans. Nous référant à l’édit qui nous a investi, nous nous rendons compte que ce mandat pourra arriver au terme d’ici le mois d’aout ; voilà pourquoi nous sommes venus solliciter une prolongation.’’ A indiqué le Professeur Augustin Loko

Et de poursuivre

‘’ Nous avons fait comprendre à l’honorable Président de l’Assemblée provinciale, le travail qui est le nôtre. Dans un premier moment, nous avons traversé la phase préparatoire et maintenant, nous avons besoin de finaliser la phase opérationnelle or, si le mandat devait prendre fin au mois d’aout, cela signifierai que, le travail qui était confié à la commission n’aurait pas pris fin c’est à ce titre là que, nous avons sollicité la prolongation.’’

Les commissaires de la CPVJR ont également souhaité une collaboration avec le Fonds national de réparation des victimes.

Mgr Loko a rassuré de la disponibilité du président de l’Assemblée provinciale dans la démarche de voir le mandat de la Commission vérité, justice et réconciliation prorogé.

Cette commission a été créée en 2021 dans le contexte du mécanisme de la justice transitionnelle ce, au lendemain du conflit meurtrier entre miliciens et forces de l’ordre dans la région du Kasaï.

La CPVJR fonctionne avec cinq sous-commissions.

Par Bernard PADIKUBA

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